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OPCO 2i : sacrifier la formation c’est fragiliser davantage la réindustrialisation

Rédigé le 21/09/2026


Alors que notre industrie doit déjà faire face à d’importantes difficultés de recrutement, les pouvoirs publics demandent à OPCO 2i, l’opérateur de compétences de l’industrie, de réduire ses dépenses. Une décision incohérente.

Les pouvoirs publics demandent 13,2 millions d’euros d’économies en 2026, puis 3,3 millions supplémentaires en 2027, à OPCO 2i, l’organisme chargé d’accompagner les entreprises industrielles en matière de formation et de compétences. Soit 16,5 millions d’euros en deux ans.

Pleinement engagé au sein d’OPCO 2i, FO Métaux participe, aux côtés des autres partenaires sociaux, à la gouvernance de cet acteur essentiel de la formation et des métiers de l’industrie. Le secrétaire fédéral Edwin Liard en assure actuellement la présidence. La demande de l’État de réduire les moyens d’OPCO 2i suscite donc une grande inquiétude au sein de la Fédération, au moment même où les besoins en compétences constituent l’un des principaux défis de la réindustrialisation.

Un pilier essentiel face aux défis de compétences

OPCO 2i accompagne les entreprises dans le développement des compétences et contribue au financement de la formation professionnelle. Son rôle est donc essentiel pour préparer les métiers de demain. Or, les besoins sont considérables : selon un rapport commandé par le Gouvernement, 966 000 départs en fin de carrière devront être remplacés dans les métiers industriels d’ici 2030. À cela s’ajoute le défi d’adapter les compétences aux transformations de l’industrie, de la décarbonation à l’intelligence artificielle.

« On ne peut pas présenter la réindustrialisation comme une priorité tout en fragilisant les moyens nécessaires pour former les salariés dont l’industrie a besoin. »

Pour FO Métaux, la réindustrialisation doit s’appuyer sur une politique industrielle ambitieuse qui s'inscrit dans la durée. La formation et l’apprentissage doivent en constituer des piliers. Réduire les moyens qui leur sont consacrés, c’est prendre le risque d’avoir demain les investissements et les projets industriels mais sans les salariés qualifiés pour les concrétiser. Un non-sens !