Les récentes élections professionnelles chez le fabricant de fenêtres et portes, à Cholet (Maine-et-Loire), illustrent la trajectoire météoritique de FO au sein de l’entreprise : notre organisation y pèse désormais 77 % ! Retour sur un succès collectif.
L’âge n’attend point le nombre des années, écrivait Corneille. Pas sûr qu’il ait eu le syndicalisme en tête pour formuler cette pensée, mais elle va comme un gant à la section syndicale FO menée par son fondateur, le délégué syndical Aurélien Flau, également secrétaire des Métaux de Cholet. Depuis sa création en 2020, la section n’a cessé d’accélérer, se développant à la vitesse de l’éclair et bouleversant complètement le paysage syndical de l’entreprise, qu’elle domine aujourd’hui sans conteste avec 77% des voix aux dernières élections professionnelles.
« Lorsque nous avons implanté FO dans l’entreprise, se souvient-il, le syndicalisme était nouveau pour la plupart des membres de l’équipe, certains se syndiquaient pour la première fois. A présent, les salariés sont majoritairement à nos côtés. » Pour le baptême du feu électoral, en 2022, FO s’impose d’emblée et conquiert une solide représentativité, remportant 52 % des suffrages au premier collège, et 32 % au global, alors même qu’il n’a pas été possible de présenter de candidats sur les deuxième et troisième collèges. Ce n'est que le début. Le syndicalisme FO chez Wibaie poursuit son enracinement par un travail de terrain patient, « loin des poses de bureaucrates d’autres organisations », tacle Aurélien. Au fil des mois, les métallos impriment leur marque, celle de la proximité du quotidien avec les salariés, d’une écoute de leurs préoccupations réelles, d’une capacité à les traduire en revendications pertinentes, et d’une force assez importante pour aller en demander la satisfaction à la direction, y compris par le rapport de force si nécessaire. Pour Aurélien Flau, pas de doute, la méthode derrière le succès de FO chez Wibaie montre l’urgence du retour au terrain.
« Dans les années 1950, rappelle-t-il, un salarié sur trois était syndiqué en France. Le syndicalisme tirait sa force directement des ateliers et de la base. En 2026, nous sommes retombés à 10 % de syndiqués. La bureaucratisation a éloigné les travailleurs des syndicats. Chez FO Métaux Wibaie, notre objectif principal est de briser définitivement ce préjugé selon lequel les syndicalistes seraient des bureaucrates coupés des réalités. Nous ne cesserons de le répéter : pour nous, le syndicalisme se vit exclusivement sur le terrain. Ce sont les militants de la base qui font la force d'un mouvement, et ce sont eux qui décident. C'est en multipliant les contacts directs et en restant fidèles à nos valeurs de proximité que nous inciterons les salariés à nous faire confiance et à prendre leur carte chez FO Métaux pour renforcer encore notre collectif. »
Après ce raz-de-marée en faveur de notre organisation, les métallos FO comptent bien surfer cette vague qui leur confère une incontestable légitimité pour porter la voix des salariés et défendre leurs droits au quotidien. Le travail de terrain continue, conclut le militant, qui entend bien étendre ce succès dans le bassin d’emploi de Cholet.



