FO Métaux se félicite de l'annonce réalisée par Stellantis concernant un investissement d'un milliard d'euros en France, dont une part importante sera consacrée au développement de la plateforme Stella One, au site de Mulhouse et aux activités françaises de recherche et développement.
Cette décision constitue une bonne nouvelle pour les salariés concernés, pour le bassin industriel alsacien et plus largement pour l'industrie automobile française.
FO Métaux salue également le travail mené par les équipes FO Stellantis qui, depuis plusieurs années, défendent l'avenir industriel des sites français en portant des analyses, des propositions et des revendications concrètes.
Cette annonce démontre qu'il n'existe aucune fatalité industrielle lorsque les investissements, l'innovation et les compétences sont au rendez-vous.
Le fait que la moitié de l'investissement annoncé soit consacrée à la R&D et au développement de la plateforme Stella One constitue un signal particulièrement important. Dans un contexte où les questions de souveraineté technologique, d'ingénierie et de maîtrise des plateformes deviennent déterminantes, maintenir des capacités de conception et de développement en France est un enjeu stratégique majeur.
L'attribution à Mulhouse de futurs véhicules du segment C, qui représente près d'un tiers du marché automobile européen, confirme également que les sites français peuvent rester au cœur de la stratégie industrielle du groupe lorsqu'ils disposent d'une vision industrielle de long terme.
Pour autant, FO Métaux considère que cette annonce doit désormais ouvrir un débat plus large.
La véritable question est celle de la place que le groupe entend accorder demain à l'ensemble de la chaîne de valeur industrielle européenne.
Dans le même temps que ces investissements sont annoncés, Stellantis développe de nouvelles coopérations internationales, notamment avec des constructeurs chinois, et poursuit la transformation profonde de son modèle industriel.
Ces évolutions imposent des garanties.
« L'annonce de Mulhouse montre qu'il est possible d'investir, de développer des plateformes et de produire en France. C'est une bonne nouvelle. Mais l'avenir industriel se jouera aussi dans la capacité à préserver la recherche, l'ingénierie, les équipementiers, les activités mécaniques et l'ensemble des compétences qui font la force de notre filière automobile », déclare Olivier LEFEBVRE, secrétaire fédéral FO Métaux en charge de l'automobile et des équipementiers.
FO Métaux rappelle que l'industrie automobile demeure l'un des principaux moteurs de la compétitivité industrielle française et européenne. Derrière chaque véhicule produit, ce sont des milliers d'emplois qui dépendent des équipementiers, des sous-traitants, des bureaux d'études, des centres de recherche, de la métallurgie et des activités de services associées.
« Produire en France des véhicules du cœur du marché européen est une bonne nouvelle. Produire en France avec des technologies maîtrisées en Europe, des fournisseurs européens et un véritable contenu local serait une excellente nouvelle », poursuit Olivier LEFEBVRE.
FO Métaux appelle désormais Stellantis, ainsi que les pouvoirs publics français et européens, à engager un travail de fond sur la protection de la chaîne de valeur industrielle, le contenu local européen, le maintien des capacités de recherche et développement et l'avenir de l'ensemble de l'écosystème automobile.
Car si Mulhouse constitue aujourd'hui un signal positif, l'enjeu est désormais de faire en sorte que cette dynamique bénéficie durablement à l'ensemble de la filière automobile française et européenne.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE INVESTISSEMENT D’UN MILLIARD EN FRANCE + DE 40% POUR MULHOUSE



