FO Métaux prend acte des orientations présentées par Stellantis dans le cadre de son plan stratégique FASTLANE 2030.
Dans un contexte de transition technologique accélérée et de concurrence mondiale extrêmement agressive, l’avenir industriel du groupe en Europe constitue un enjeu majeur pour des dizaines de milliers de salariés et pour toute la filière automobile.
Mais plusieurs annonces contenues dans ce plan soulèvent de fortes interrogations.
La réduction annoncée des capacités de production européennes, l’absence de visibilité claire sur les futurs véhicules attribués aux sites français, le recours croissant à des coopérations avec des groupes chinois et indiens ainsi que l’intégration grandissante de composants et de technologies extérieurs à l’Europe traduisent une évolution profonde du modèle industriel de Stellantis.
FO Métaux alerte particulièrement sur le risque de décrochage progressif de la chaîne de valeur industrielle européenne.
Le sujet ne concerne pas uniquement les volumes de production ou les usines d’assemblage. Il concerne également l’avenir des activités mécaniques, des fonderies, de la R&D, des logiciels, des compétences d’ingénierie, des équipementiers et de l’ensemble des sous-traitants qui structurent aujourd’hui l’écosystème industriel de Stellantis en France et en Europe.
« Une industrie automobile forte ne peut pas reposer uniquement sur l’assemblage final. La question du contenu local européen devient désormais centrale. Derrière les véhicules, ce sont aussi les technologies, les composants, les compétences et les capacités de décision industrielle qu’il faut préserver », déclare Olivier LEFEBVRE, secrétaire fédéral FO Métaux en charge de l’automobile et des équipementiers.
FO Métaux rappelle que les salariés et les sites français ont largement contribué à la rentabilité historique du groupe. Pourtant, les annonces réalisées à l’occasion du FASTLANE 2030 laissent aujourd’hui subsister de nombreuses interrogations sur la place réelle de la France et plus largement de l’Europe dans la stratégie industrielle future de Stellantis.
Dans le même temps, l’industrie automobile européenne continue de subir une accumulation de contraintes réglementaires, environnementales et sécuritaires qui fragilisent sa compétitivité face à des puissances industrielles soutenant massivement leurs propres filières.
FO Métaux ne refuse ni les coopérations industrielles ni les alliances technologiques.
Mais FO Métaux refuse qu’elles conduisent progressivement à une dépendance industrielle croissante ou à un affaiblissement du contenu local européen.
« Coopérations industrielles oui. Dépendance industrielle non. Stellantis doit démontrer que la transition automobile peut encore s’appuyer sur une base industrielle forte en France et en Europe », poursuit Olivier LEFEBVRE.
FO Métaux appelle désormais Stellantis, ainsi que les pouvoirs publics français et européens, à apporter rapidement des garanties concrètes sur :
- les futurs investissements industriels en France,
- le maintien de la R&D et des compétences,
- l’avenir des sites mécaniques et des fonderies,
- la place des équipementiers européens,
- et le niveau réel de contenu local des futurs véhicules produits en Europe.
Tract L'AVENIR DE POISSY CE QUE FO A OBTENU, CE QUE FO SURVEILLE



