Les métallos FO bucco-rhodaniens se sont retrouvés le 13 janvier à Marseille pour le congrès de leur USM. Rassemblés autour de leur secrétaire Gérard Ciannarella (également secrétaire fédéral), en présence du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Valentin Rodriguez et du secrétaire général de l’UD13, Franck Bergamini (dont les locaux accueillait le congrès), et des secrétaires des USM de la région (Alpes-Maritimes, Var, Vaucluse), ils ont mené leurs travaux en marge d’un séminaire de formation sur la retraite progressive animé par Malakoff Humanis.
« Si cette USM fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à la qualité de tous les métallos qui l’animent », a salué Gérard Ciannarella en débutant la présentation du rapport d’activité de l’USM13, lors de son congrès du 13 janvier. Les priorités de cette structure sont aussi celles de la Fédération, a-t-il rappelé, avant de le marteler en un mot : le développement. Dans ce domaine, l’USM n’a pas ménagé ses efforts et les résultats sont au rendez-vous puisque sur la mandature, pas moins de 14 sections syndicales ont été créées. De nombreux résultats électoraux ont montré que le développement va bon train là où les métallos sont implantés. La participation de FO à près de 80 % des protocoles d’accords préélectoraux (PAP) dans le département a aussi montré l’énergie déployé pour faire croître le nombre d’implantations. Il a aussi rappelé le rôle incontournable de notre organisation dans la défense du pouvoir d’achat, notamment via les négociations territoriales qui ont permis de faire progresser la valeur du point.
Une terre d’industrie
Au plan économique, Gérard Ciannarella s’est réjoui de la résilience du tissu industriel des Bouches-du-Rhône, qui compte de nombreuses entreprises où les métallos FO font la différence, qu’il s’agisse de la sidérurgie, de l’aéronautique, de la navale, de la maintenance industrielle ou de l’électronique. Il a rappelé que la région PACA était sur le point de connaître « une révolution industrielle sur son territoire » qui allait concerner l’ensemble de ces secteurs avant la décarbonation, dont les projets sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer et sur le pourtour de l’Etang de Berre constituent le fer de lance. Il a également fait mention du projet de ligne à Très Haute Tension (THT) de 400 000 Volts, essentiel pour garantir l’approvisionnement de ce bassin industriel.
Il a conclu sa présentation en insistant sur l’apport essentiel de la formation syndicale pour un militantisme aussi efficace qu’éclairé, avant de rappeler les priorités que se fixait l’USM pour les années à venir : le soutien aux équipes encore sous le seuil des 10 % ; une présence de terrain toujours plus forte, la priorisation des PAP pour une stratégie d’implantation plus offensive et plus ciblée, une meilleure coordination des syndicats de localité. Les militants ont ensuite procédé à l’adoption (à l’unanimité) des rapports d’activité et de trésorerie avant de renouveler leurs instances.
L’indépendance syndicale
Franck Bergamini a pris la parole pour saluer l’implication des métallos FO dans la vie de l’UD et s’inquiéter des conséquences d’une instabilité politique qui rend encore plus nécessaire et pertinente l’indépendance de notre organisation. Valentin Rodriguez a refermé les travaux du congrès avec une intervention qui a couvert de très nombreux sujets. Il a débuté par un point sur la situation économique et social, déplorant un contexte politique qui laisse craindre une absence de budget 2026. Si l’inflation semble contenue, la croissance promet malheureusement de rester faible, aux alentours de 1 %. Côté industriel, la bonne santé de l’aéronautique, portée notamment par le boom de la défense, ne doit pas faire oublier les difficultés que connaissent l’automobile et la sidérurgie, secteur dans lequel une loi européenne se fait attendre, alors que la revendication de FO Métaux d’un moratoire sur les normes de décarbonation reste plus que jamais d’actualité. Il a également rappelé la participation de notre organisation au volet « emploi/réindustrialisation » de la conférence sociale mise en place à l’automne dernier par le Premier ministre. Après avoir évoqué le contentieux sur l’article 140 de la Convention Collective Nationale de la Métallurgie (CCNM) opposant les organisations syndicales et l’UIMM, tranché par le tribunal en décembre, il a fait un point d’étape sur les négociations en cours autour de l’épargne salariale, des minima salariaux et du handicap. Il a conclu en revenant sur les lignes directrices du plan de développement fédéral AGIR, soulignant le rôle déterminant d’une formation syndicale en pleine évolution pour en remplir les objectifs.
Le bureau élu
Le nouveau bureau élu est composé de Gérard Ciannarella (secrétaire), David Thourey (secrétaire adjoint), Nathalie Caille (trésorière), Christophe Casoni (trésorier adjoint), Michel Gatto (archiviste), Sauveur Gataniou et Jean-Claude Fuffa (membres).



