SCAF : éviter le crash

Rédigé le 23/12/2025


COMMUNIQUÉ DE PRESSE,   Paris, le 23 dĂ©cembre 2025

Le système de combat aĂ©rien du futur (SCAF) a-t-il encore un avenir ? Pour notre organisation, la rĂ©ponse est un « oui Â» aussi Ă©vident que nĂ©cessaire. Ce projet, qui doit permettre de remplacer Ă  partir de 2040 les Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols par un chasseur de sixième gĂ©nĂ©ration, est plus qu’essentielle ; il est vital. 

Les rĂ©centes dĂ©clarations venues d’Allemagne, appelant Ă  l’exclusion de Dassault du programme SCAF, s’inscrivent dans une dĂ©plorable sĂ©rie de sorties publiques de la part des diffĂ©rents acteurs du projet, constituent dans ce dossier un signal prĂ©occupant. Elles ne font que fragiliser un programme pourtant stratĂ©gique pour la souverainetĂ© europĂ©enne et celle de son industrie de la dĂ©fense. Alors que la tentation semble ĂŞtre pour beaucoup celle de tirer Ă  soi la couverture et de revendiquer la plus grosse part du SCAF, FO MĂ©taux lance un appel Ă  la raison. L’histoire industrielle europĂ©enne nous rappelle en effet que les coopĂ©rations mal maĂ®trisĂ©es conduisent souvent Ă  l’échec, au dĂ©triment de la souverainetĂ©, de l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle et de l’emploi. Le prĂ©cĂ©dent du programme Rafale/Typhoon doit nous inviter Ă  prendre du recul et faire collectivement preuve de responsabilitĂ©.

La Fédération FO de la métallurgie et ses nombreux adhérents dans l’aéronautique réaffirment leur attachement au programme SCAF. Il ne s’agit pas d’un simple débat industriel, mais d’un choix politique majeur pour notre autonomie stratégique, nos compétences technologiques, nos savoir-faire et l’ensemble des entreprises qui rendent possible cette ambition. Ce programme ne peut prospérer que dans un cadre apaisé, fondé sur le respect des compétences, une gouvernance claire et une volonté sincère de coopération. Si chacun persiste dans sa volonté de cavalier seul, alors l’Europe n’aura pas d’avion de combat de rupture, qui ne pourra être qu’une œuvre collective.

Le SCAF doit rester un projet fédérateur où les Etats ne peuvent que garder le premier rôle. Toute escalade verbale ou remise en cause publique de ses équilibres met en péril un enjeu qui dépasse largement les intérêts nationaux. Parvenir à une collaboration équilibrée est et restera l’unique voie pour que chacun des champions qui y participent demeure un exemple de réussite industrielle et le reste !

Contact :

Edwin Liard, secrĂ©taire fĂ©dĂ©ral en charge de l’aĂ©ronautique : 06.71.94.70.94.

 

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