Les métallos FO charentais se sont retrouvés le 13 novembre pour le congrès de leur USM. Rassemblés autour de leur secrétaire Thierry Gruet, qui passait à cette occasion la main, en présence du secrétaire fédéral Gérard Ciannarella (Edwin Liard, en charge de la région, étant excusé) et de la secrétaire générale de l’UD16 Corinne Couvidat, élue quelques jours plus tôt, ils sont revenus sur le bilan de l’année écoulée avant de dresser la feuille de route de l’USM pour 2026.
Que de chemin parcouru par l’USM de Charente depuis la pose, en 2022, des premières pierres de sa reconstruction ! « Et que de chemin il reste à parcourir ensemble », a lancé avec enthousiasme Thierry Gruet pour accueillir les métallos FO au congrès de l’USM. C’est notamment dans le domaine du développement que les efforts des équipes syndicales se sont concentrés. Certaines implantations sont devenues des piliers, à l’image de Leroy Somer, de Schneider Electric ou de Safran, tandis que FO œuvre à renforcer sa présence chez Naval Group, Lippi, Omia ou encore Legrand. Sur le mandat qui s’achevait, l’USM est ainsi parvenue à créer trois nouveaux syndicats, chez TMSS (équipements de détection industrielle), chez Micro Contrôle (spécialisé dans l’instrumentation scientifique et technique) et chez ACC (centre de qualification et de test pour les gigafactories de batteries). « Cette priorité au développement va connaître, avec le plan AGIR, auquel nous nous associons pleinement, une nouvelle ère », s’est réjoui le secrétaire de l’USM. Il s’est également félicité des bons résultats obtenus dans les implantations FO en termes de représentativité, remerciant les équipes syndicales pour l’excellent travail effectué. Il a poursuivi par un point sur l’action et les résultats de FO dans les négociations salariales pour le département, avec une évolution notable de la valeur du point, ainsi que sur la présence de notre organisation dans les instances paritaires territoriales et les différentes actions de l’USM, notamment en matière de formation syndicale.
Il a ensuite tourné les projecteurs vers la situation des différentes structures FO, pour lesquelles les métallos FO ont ensuite apporté des précisions. Chez Schneider, l’équipe syndical a obtenu de bons résultats sur le front du pouvoir d’achat. Si les perspectives d’activité restent bonnes pour les mois à venir, l’inquiétude monte quant à l’après 2030. Du côté de Safran, FO fait état d’une dynamique solide au plan économique et industriel, avec un site qui poursuit son extension et a recruté près de 350 nouveaux salariés l’an dernier. Les métallos FO, forts d’un haut niveau de représentativité, y ont obtenu une politique salariale de qualité ces dernières années. Chez Grégoire, entreprise de machines à vendanger, ventes et bénéfices progressent. Si les investissements sont là, ce n’est pas le cas du dialogue social, ce qui a amené les métallos FO à lancer une expertise économique sur un projet qui pourrait entrainer des transferts d’activités et peser sur l’avenir de l’activité pièces détachées. Au sein de TMSS, il a fallu des efforts considérables pour reconstruire la chaîne logistique et repenser l’ensemble des outils, ce qui a généré de nombreux conflits avec la direction. L’avenir n’en est pas moins en marche avec d’importants investissements sur la R&D. FO est en première ligne pour chaque combat, avec 82 % de représentativité, et doit parfois batailler durement pour obtenir des avancées, notamment au plan salarial. Chez Nidec, FO se félicite des recrutements à venir et se bat pour le pouvoir d’achat.
Le secrétaire fédéral Gérard Ciannarella est intervenu pour conclure le congrès en commençant par saluer Thierry Gruet pour son action à la tête de l’USM (dont il restera secrétaire adjoint), pour la bonne préparation de sa succession avec Cyril Huard et la transmission de ses compétences. Il s’est ensuite attaché à brosser le tableau de la situation générale, notamment politique et économique, avant de resserrer son propos sur notre Fédération. Rappelant le rôle et les missions des USM, il a souligné leur place incontournable dans le plan de développement fédéral AGIR, dont il a énoncé les lignes directrices. Soulignant l’apport crucial de la formation fédérale pour un militantisme efficace, il a exhorté les métallos à y recourir le plus largement possible et à en faire un levier supplémentaire du développement de notre organisation.
Le nouveau bureau
Le nouveau bureau élu est composé de Cyril Huard (secrétaire), Thierry Gruet (secrétaire adjoint), Thierry Storez (trésorier), Vanessa Lacotte (trésorière adjointe) et Dorothée Robert-Rambaud (archiviste).



