USM de Loiret et Métaux d’Orléans : l’évidence du développement

Rédigé le 24/11/2025


C’est autour du secrétaire fédéral Gérard Ciannarella et de Sylvain Lanzi, secrétaire de l’USM du Loiret et des Métaux d’Orléans, et du secrétaire général de l’UD45 Christophe Léveillé, que se sont réunis les métallos FO loirétains, ce 5 novembre. Les assemblées générales des deux structures ont été l’occasion de revenir sur leur activité de l’année écoulée et leur action tant au service des équipes syndicales que du développement de notre organisation.

L’année 2025 a été placée sous le signe du développement syndical par FO Métaux, avec le lancement du plan AGIR au début de l’été, qui requérait le concours de l’ensemble des USM. Celle du Loiret, accompagnée par le syndicat des Métaux d’Orléans, a immédiatement répondu présent à l’appel et n’a pas ménagé ses efforts pour soutenir les ambitions de notre Fédération. Elle a ainsi, le 15 octobre, participé à la création du premier comité restreint, pour la région Centre Val-de-Loire, qui va piloter localement les initiatives destinées à concrétiser les objectifs d’AGIR. Sa soif de développement s’est aussi matérialisée par un recours important à la formation syndicale proposée par notre Fédération, qui promet d’être encore plus fort en 2026. Elle s’est, enfin, traduite sur le terrain, par la création d’une nouvelle section syndicale chez Crouzet STPI, fabricant et distributeur de matériel d’électronique professionnelle.

Le tour de table qui s’est ensuivi a montré des situations bien différentes selon les entreprises, mais toujours un point commun : la présence de métallos FO déterminés pour défendre les salariés et l’industrie. Chez l’équipementier automobile Federal Mogul, la disparition programmée de certains clients rend la vie de l’entreprise difficile. Si des investissements sont à l’ordre du jour, ils sont surtout destinés à de l’automatisation tandis que des mesures d’APLD sont en vigueur. Du côté de Schaeffler, spécialiste du roulement à billes, l’équipe FO prépare dans l’inquiétude les élections de 2026 alors que la tendance est à la délocalisation de certaines productions et à l’absence de nouveaux projets. Ambiance tendue également chez Allians (armatures pour béton), où le CSE est maintenu dans le flou quant au devenir de l’entreprise. Chez Leroy Sommer, équipementier électrique, la charge de travail est en hausse, comme le nombre d’adhérents FO. Climat positif également chez RS Isolsec, qui fait des transformateurs, où tous les voyants sont au vert et où FO, majoritaire, réalise de bonnes négociations. Là où FO est présente, c’est souvent avec une représentativité écrasante, et si quelques implantations connaissent une position moins forte, elles savent qu’elles vont faire l’objet d’une aide sur-mesure dans le cadre du plan AGIR.

Dans son intervention, Gérard Ciannarella s’est réjoui de « la présence de nouvelles têtes, excellent indicateur d’un travail de développement réussi », avant de poursuivre sur le sujet en exposant les détails du plan AGIR. Il est ensuite revenu sur la situation du pays, marquée par l’instabilité politique, qui n’est pas sans conséquences sur l’activité économique et industrielle. Rappelant que notre organisation avait été récemment reçue par le ministre délégué à l’Industrie, il a souligné sa capacité à porter la parole des salariés et la défense de leur activité au plus haut niveau. A cet égard, il a salué la fin de la limitation à trois mandats syndicaux successifs, une victoire pour notre organisation et le fruit du travail de conviction patiemment mené ces dernières années. Il a conclu par un point sur les négociations actuellement en cours au niveau de la branche, notamment sur l’épargne salariale, les salaires mini et le handicap.