Les USM de la Haute-Marne et de la Meuse unissent leurs destins

Rédigé le 09/04/2026


 

C’est un événement rare qu’a accueilli Saint-Dizier le 19 mars : la fusion de deux USM, celles de la Haute-Marne et de la Meuse. L’opération s’est déroulée en présence des secrétaires des deux structures, William Olivo et Pascal Villain (également secrétaire de l’UD55), ainsi que de la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz et de la secrétaire de l’UD52 Anna Morel. Elle marque une évolution importante pour notre organisation dans le Grand Est.

Attendue depuis de nombreuses années, la fusion entre les USM de la Haute-Marne et de la Meuse est devenue réalité ce 19 mars. Bien qu’active au plan purement administrative, l’USM55 ne fonctionnait plus réellement sur le terrain depuis un bon moment. Se rapprocher ainsi de sa voisine, l’USM52, va donc permettre de lui impulser une nouvelle dynamique, qui profitera aux métallos FO qui dépendaient jusque-là des deux structures ; c’est la conviction que portait les secrétaires d’USM William Olivo et Pascal Villain. L’engagement de Géraldine Gomiz, secrétaire fédérale de la région Grand Est aura également été déterminant : « cette décision marque un tournant important pour les métallos de la Meuse, qui disposent désormais d’une USM active, structurée et en capacité de répondre aux enjeux du territoire », s’est-elle félicitée.

Qui dit nouvelle USM, dit nouvelle équipe dirigeante. Les membres des commissions administratives des USM 52 et 55 se sont donc réunis et ont voté à l’unanimité pour placer Cendrine Pitollet au poste de secrétaire générale et William Olivo comme secrétaire général adjoint. Afin d’accompagner cette nouvelle dynamique, un règlement intérieur de fonctionnement sera prochainement mis en place. Il permettra de structurer cette fusion, de clarifier la répartition des rôles et de définir précisément les missions de chacun.

Ce rapprochement marque une nouvelle étape dans le développement et le renforcement de notre organisation sur les deux départements. Il répond aussi à une problématique à laquelle font face plusieurs USM, en difficulté de fonctionnement, pour diverses raisons, comme la baisse de l’activité métallurgique sur certains territoires (avec moins d’entreprises et donc moins d’adhérents), le faible nombre de syndicats d’entreprise (qui limite l’implantation locale), mais aussi la relative érosion des rangs militants, qui rend difficile le renouvellement des équipes. A ces facteurs viennent s’ajouter les départs en retraite (synonymes de perte d’expérience et de forces vives), les obstacles posés par le cumul des mandats entre USM et UD, qui entraîne une surcharge de travail et une dispersion des priorités, ainsi qu’un certain manque de moyens, qui réduit les possibilités d’action.

« Dans ce contexte, le rôle du secrétaire d’USM est essentiel, a rappelé Géraldine Gomiz. Il doit être un leader naturel, reconnu et apprécié par les équipes, afin de garantir la cohésion et l’efficacité collective. » A défaut, les conséquences sont malheureusement bien connues : efficacité moindre, présence sur le terrain plus faible et affaiblissement progressif de la structure. Avec cette fusion, c’est donc une nouvelle dynamique qui s’ouvre, au service du renforcement de l’organisation et de la défense des salariés de la métallurgie dans le Grand Est !

 

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