USM du Bas-Rhin : renforcer la visibilité et la cohésion

Rédigé le 20/03/2026


 

USM du Bas-Rhin : renforcer la visibilité et la cohésion

Les métallos FO du Bas-Rhin se sont retrouvés à Strasbourg le 12 mars pour l’assemblée générale de leur USM. Réunis autour de leur secrétaire Didier Glath, en présence de la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz et du secrétaire général de l’UD67 Eric Borzic, ils se sont penchés sur le bilan 2025 de la structure et la situation de la métallurgie dans le département.

L’industrie connaît des temps difficiles en France, et aucun territoire n’est épargné. Dans le Bas-Rhin, les métallos FO sont en première ligne pour défendre l’activité et les salariés, en particulier dans les sites qui font face à des suppressions d’emplois, comme BDR Termea, Dumarey Powerglide ou encore Novares. Dans les implantations bénéficiant de vents plus favorables, tout n’est pas rose pour autant et l’intervention de notre organisation est loin d’être superflue. Ainsi de CAF Reichshoffen, où la charge de travail a plus que doublé, sans que cette croissance rapide ne soit accompagnée des moyens nécessaires ou de process internes adaptés, créant  un environnement particulièrement tendu pour les salariés, avec un risque de burn-out élevé.

Face à cette situation, l’USM continue de tout faire pour être aux côtés des métallos sur le terrain, mais Didier Glath n’a pas caché que le principal obstacle restait trop souvent le temps et les ressources nécessaires à une telle présence. « L’objectif de renforcer la proximité n'a pas encore été atteint », a-t-il sobrement résumé. L’équipe de l’USM n’en assure pas moins une présence systématique aux réunions organisées avec l'UIMM, notamment dans les commissions CPTN, C2EF et CQPM. Côté développement syndical, l’USM a contribué à la création du syndicat des Métaux de Strasbourg et participe avec énergie et application au déploiement du plan fédéral AGIR. Elle a également misé sur la formation fédérale, avec plusieurs modules spécifiques afin d’accompagner toujours mieux les militants et de les pourvoir des compétences indispensables pour mieux défendre les salariés. Le rapport d'activité et le rapport de trésorerie ont été approuvés à l'unanimité et le bureau a été reconduit jusqu’au prochain congrès de l’USM, attendu pour le printemps 2027.

Gagner en visibilité

L’assemblée générale a également été l’occasion de voir que l’USM 67 a récemment franchi une étape importante dans sa stratégie de communication et de développement en concevant un livret d’information ainsi qu’un nouveau logo, représenté par la Cigogne. Le choix de ce symbole n’avait rien d’anodin, puisqu’il s’agit d’un animal emblématique de la région Grand Est, porteur de valeurs d’ancrage local et de solidarité. Ce nouveau logo, associé au livret, a été unanimement salué pour sa pertinence et son efficacité en matière de communication. Ils sont aujourd’hui cités en exemple auprès des autres USM de la région, qui peuvent s’en inspirer pour dynamiser leur propre image et déployer leurs actions syndicales. Cette initiative vise à renforcer la visibilité et la cohérence de l’organisation auprès de ses membres mais aussi du grand public.

Éric Borzic est revenu sur la situation de l’industrie dans le département, marquée par les difficultés que traversent plusieurs entreprises mais aussi par un climat national compliqué. Notant que la confiance des salariés envers les syndicats connaît une progression notable, il a martelé que « l’enjeu principal réside désormais dans la capacité à convertir cette confiance en adhésions et en voix pour FO lors du nouveau cycle électoral ». Géraldine Gomiz a pris la parole pour conclure l’assemblée générale par un point sur les dossiers qui mobilisent l’équipe fédérale au plan national, notamment les négociations qui ont permis de signer avec l’UIMM plusieurs accords, sur les minima salariaux, l’épargne salariale et le handicap. Saluant l’engagement des métallos pour le développement syndical sous l’égide du plan AGIR, elle a indiqué que l’entreprise Vossloh Switch System France, basée à Reichshoffen, a été spécifiquement identifiée comme une cible d’action dans le département. Par ailleurs, elle a rappelé que la coordination Grand Est poursuit la mise en œuvre d’initiatives concrètes pour soutenir ses membres. Deux rendez-vous importants sont ainsi programmés : une formation PAP prévue le 31 mars, destinée à renforcer les compétences syndicales, et une réunion le 1er avril consacrée à la création d’un kit PAP, outil pratique visant à faciliter l’action syndicale sur le terrain. Ces dispositifs illustrent la mobilisation collective au service des salariés et la volonté de structurer l’action syndicale dans la région. Elle a conclu en appelant les équipes à participer en nombre au congrès confédéral qui se tiendra à Dijon au mois d’avril.

Préserver la santé mentale

Une conférence en visioconférence a été organisée à la suite de l’assemblée générale autour de la thématique Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) dans la métallurgie du Grand Est. Un cabinet expert du groupe APICIL a présenté son approche, insistant sur la responsabilité partagée entre employeurs, élus et médecins du travail pour garantir l’équilibre psychologique des salariés. Les participants ont souligné l’importance de reconnaître les difficultés du quotidien, d’intégrer les RPS et la santé mentale dans les démarches de prévention, de clarifier les processus, de réguler la charge de travail, et d’accompagner les salariés par un management de proximité. Enfin, les travaux ont mis l’accent sur la nécessité de préserver la santé mentale des élus syndicaux, exposés à la détresse d’autrui, par un soutien collectif au sein des syndicats.

 

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