Les métallos FO chartrains se retrouvés le 3 mars pour l’assemblée générale de leur syndicat de localité. Rassemblés autour de leur secrétaire Isabelle Kerihuel, en présence du secrétaire fédéral Gérard Ciannarella et du secrétaire général de l’UD d’Eure-et-Loir, Olivier Aubry, ils ont centré leurs travaux autour d’un objectif : le développement syndical.
Si le temps qui passe est censé guérir les blessures, il n’arrange pas toujours la situation des entreprises. Lors de l’assemblée générale du syndicat des Métaux de Chartres et sa région, le 3 mars, les métallos FO ont ainsi pu constater que 2025 n’avait pas été un bon millésime pour la métallurgie de leur territoire, avec bien trop de redressements ou de liquidations judiciaires. Pour la section syndicale d’Hydro Extrusion, où l’APLD était en vigueur en 2024 déjà, la situation s’est encore dégradée pour aboutir en fin de parcours à un PSE qui a concerné 34 salariés, malgré l’intervention de notre organisation. Au sein d’C-Itech, la demande d’APLD Rebond a été refusée, avec là aussi des conséquences désastreuses, laissant 98 salariés sur le carreau. Dans l’autres implantations, si la situation n’est pas aussi grave, les représentants FO ont partagé avec l’assemblée leurs inquiétudes, comme chez Evolyss ou Ripoche. Quelques sites tirent néanmoins leur épingle du jeu, comme Sacria, Asco, Ariston ou TE Connectivity, tandis que chez SMTG, les NAO ont été l’occasion d’une épreuve de force dont les métallos se seraient bien passés, mais devant laquelle ils n’ont pas reculé.
La négociation, une philosophie
Les Métaux de Chartres ont également déployé toute leur énergie dans les instances départementales pour défendre l’industrie et ses salariés, avec un dialogue social malheureusement pas toujours aussi efficace et transparent que souhaité, notamment au sein de la Commission paritaire régionale de l'emploi et de la formation professionnelle (CPREFP). Néanmoins, ils sont parvenus à faire prendre en compte plusieurs demandes des métallos lors de la négociation d’un accord sur les mesures d’urgence pour l’emploi et la formation professionnelle. Une attention particulière sera ainsi portée aux salariés les moins qualifiés, à ceux dont les compétences sont devenues obsolètes ou inadaptées, mais aussi aux seniors pour faciliter la transmission des savoir-faire, et aux salariés en situation de handicap. Enfin, en syndicat de la fiche de paie, FO a su négocier une valeur de point à un bon niveau (6,08 euros), rappelant l’importance de la prime d’ancienneté. Autre sujet sur lequel les Métaux de Chartres ont été en pointe : le développement syndical. L’équipe a poursuivi avec constance la négociation de protocoles d’accord préélectoraux, participant également avec une grande implication au déploiement du plan de développement fédéral AGIR.
Une organisation solide
Le secrétaire général de l’UD 28 a lui aussi exprimé sa préoccupation quant à la situation économique du département, s’inquiétant de constater que tous les secteurs et toutes les catégories de salariés font face à des vents mauvais, que notre organisation les aide, vaille que vaille, à affronter. Gérard Ciannarella est ensuite intervenu pour un retour sur plusieurs dossiers qui mobilisent FO Métaux, dans un contexte d’instabilité politique et un climat économique menaçant. Face à une telle situation, « nous devons être fermes sur nos valeurs, pragmatiques sur nos revendications et efficaces dans nos actions », a plaidé le secrétaire fédéral, appelant notamment à poursuivre l’effort pour concilier industrie et environnement, alors que cette dernière thématique semble chaque jour un peu plus sacrifiée par le monde économique et politique. Il s’est néanmoins dit confiant dans la capacité de notre organisation à relever ces défis, notamment en menant à bien ses ambitions de développement syndical, matérialisées dans le plan AGIR. Il a d’ailleurs félicité les métallos de l’Eure-et-Loir pour la création, le 17 décembre dernier, de la 60ème USM FO, leur donnant rendez-vous en 2027 pour une double assemblée générale USM – Métaux. Avant cela, ils se retrouveront bien sûr à Dijon, du 20 au 24 avril, pour le congrès confédéral.



