Les métallos FO du site Aubert & Duval Les Ancizes (Puy-de-Dôme) se sont retrouvés le 6 mars pour l’assemblée générale de leur syndicat. Réunis autour de leur secrétaire adjoint Frédéric Bernardin (qui remplaçait le secrétaire général Sylvain Dufour, victime d’une réelle indisponibilité de dernière heure), en présence du secrétaire fédéral Paul Ribeiro, du DSC Denis Bontemps et du secrétaire adjoint de l’UD63 Nicolas Duqueurroy, ils ont fait le point sur le travail mené par l’équipe syndicale et la situation du site.
L’obsession pour les indicateurs en tout genre aurait-elle gagné le monde syndical ? C’est ce qu’un survol paresseux du rapport d’activité préparé méticuleusement par Sylvain Dufour et présenté lors de l’assemblée générale du syndicat FO d’Aubert & Duval Les Ancizes pourrait laisser croire. Le lecteur avisé et les adhérents auront pu y trouver nombre d’éléments permettant de mieux saisir la nature et la force de l’action des métallos FO sur le site. Surtout, c’est toute la mesure de leur montée en puissance qu’ils auront pu prendre. Participation aux réunions CSE, aux négociations, communication : autant de domaines dans lesquels l’équipe syndicale poursuit sa progression avec succès. Plus étoffée, plus structurée et mieux formée : elle a gagné en efficacité sur tous les plans et les salariés l’ont remarqué, comme leurs nombreux retours l’ont attesté. « Le résultat de ce travail en profondeur, c’est une crédibilité qui est devenue notre marque de fabrique, s’est félicité Frédéric Bernardin, et dont les effets sont aussi visibles sur le front de la syndicalisation. » Pour les métallos FO, il s’agit maintenant de pérenniser cette dynamique, tout en commençant à préparer les élections professionnelles qui se tiendront en 2027. L’équipe y est plus que déterminée.
Pas question cependant d’oublier de porter les revendications des salariés et de veiller à la bonne marche de l’entreprise. Il faut dire qu’Aubert et Duval revient de loin et que son rachat par le consortium Airbus, Safran et Tikehau Capital lui a redonné du souffle. Pour ce spécialiste des aciers spéciaux très prisés par l’aéronautique, l’opération, si elle n’a pas encore suffi à apurer totalement un lourd passif, a traduit une volonté politique et industrielle qui a redonné aux salariés des raisons d’y croire. « Pour nous, ce sont aussi des raisons de revendiquer, a fait valoir Frédéric Bernardin, notamment pour le maintien et le développement de nos outils de pointe et la préservation de nos emplois », alors que des projets de réorganisation sont régulièrement évoqués depuis quelques mois.
Dans son intervention, Paul Ribeiro a salué l’engagement et l’efficacité des métallos FO, dont la participation à la désormais fameuse « économie de guerre » est essentielle. Appelant à ne pas moquer ou dévoyer ce concept, le secrétaire fédéral s’est indigné que les salariés des entreprises y participant puissent être injustement stigmatisés. « Nous devons avant tout veiller à ce que l’argent investi dans la défense de la France ne soit pas pris dans la poche des salariés, à ce que la situation ne serve pas de prétexte pour réduire leurs droits ou dégrader leurs conditions de travail, qui doivent être garanties par les entreprises qui les emploient », a-t-il tonné. Il a poursuivi avec un retour sur les négociations et la signature avec l’UIMM d’accords sur les minima salariaux et l’épargne salariale, qui ont vu FO agir en conformité avec le rôle qui est le sien : celui de la défense de la fiche de paie et du pouvoir d’achat. Il s’est aussi réjoui de la signature de l’accord sur le handicap (le précédent datait de 2013 !), qui contribuera à améliorer leur situation et montre que notre organisation défend tous les salariés. Il a conclu sur le congrès confédéral qui se tiendra en avril à Dijon, rappelant que ce rendez-vous est avant tout celui des syndicats, dont ceux de la métallurgie sont attendus en nombre



