Safran Seats : un syndicat de haut vol
Le syndicat FO de Safran Seats, à Issoudun (Indre), a tenu son assemblée générale le 3 février. Rassemblés autour de leur secrétaire Frédéric Delaplace, en présence du secrétaire fédéral Gérard Ciannarella et du secrétaire de l’USM de l’Indre Laurent Chebroux, les métallos FO sont revenus sur la situation de leur implantation et la préparation des prochaines échéances électorales.
Une entreprise qui embauche. Des carnets de commandes bien remplis. A priori, pas de problèmes en vue mais plutôt une situation dont aimeraient jouir toutes les implantations de la métallurgie. Pourtant, la situation chez Safran Seats Issoudun est loin d’être aussi simple et idyllique qu’il y paraît de prime abord, comme l’a montré l’assemblée générale du 3 février. En quelques années, ce site qui fabrique des sièges passagers et d'équipages pour les avions court, long et moyen-courriers est passé de 1 100 à 1 800 salariés. Pour ces derniers, la croissance s’est faite dans la douleur, du fait d’infrastructures qui n’ont pas suivi cette expansion rapide. Les locaux sont trop petits et certains employés travaillent dans des espaces anciennement dédiés au stockage. Le parking non plus n’est plus à la bonne taille, obligeant l'entreprise à louer des places celui d'un centre commercial voisin. Quant au réfectoire, il ne dispose que de 150 places pour dix fois plus de salariés, obligeant certains à manger dans leur voiture ! Rien d’étonnant donc à ce qu’une mobilisation ait eu lieu l’an dernier sur ces questions, à la veille des NAO. Reste que face aux bonnes perspectives économiques et industrielles, l’avenir s’envisage avec une certaine sérénité à Issoudun.
Pour les métallos FO, l’autre cheval de bataille est celui de la syndicalisation. Avec un effectif déjà solide, le syndicat n’entend pas s’arrêter de grandir et concentre ses efforts sur le troisième collège. En ligne de mire, juste à l’entrée de l’été : les prochaines élections professionnelles, que l’équipe prépare avec ardeur, s’attachant notamment à présenter des listes complètes. Elle ne s’en cache pas, elle compte bien conserver la majorité des postes lors de la prochaine mandature, et déploie toute son énergie en ce sens, a souligné Frédéric Delaplace.
Laurent Chebroux a pris la parole à sa suite pour évoquer la situation de la métallurgie dans le département, assez contrastée selon les secteurs, et souligner l’importance du développement syndical. Gérard Ciannarella a prolongé le propos en l’inscrivant pleinement dans le cadre du plan de développement fédéral AGIR, dans lequel les USM ont un rôle central à jouer. Saluant les efforts déployés par les métallos FO de Safran, il les a enjoints à recourir le plus possible à l’arme de la formation fédérale, qui a largement démontré son efficacité. Après un point sur les dossiers mobilisant notre organisation au plan national, il a rappelé que le congrès confédéral se tiendrait en avril prochain à Dijon et que les métallos FO étaient invités à y participer massivement pour donner la pleine mesure de l’importance de la métallurgie



