Déjà membre du Conseil d’administration de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) sous la précédente mandature, Patricia Bocciarelli a été élue à l’unanimité à sa présidence le 4 mars. Face à un mandat exigeant, la secrétaire fédérale FO Métaux affiche sérénité, pragmatisme et détermination, pleine incarnation de l’esprit FO.
« La retraite n'est pas qu'une ligne budgétaire, c'est un droit, c'est une sécurité. C'est une reconnaissance du travail accompli tout au long d'une vie. Préserver sa solidité et sa crédibilité est un impératif collectif. Je souhaite que notre gouvernance soit à la fois exigeante et constructive, stratégique et pragmatique. » Par ces mots prononcés le 4 mars devant le nouveau Conseil d’administration de la CNAV, dont elle assure pour 4 ans la présidence, Patricia Bocciarelli a clairement fait savoir dans quel état d’esprit elle prenait ses fonctions. Parmi ses nombreuses attributions, celle d’animer ce Conseil d’administration, renouvelé de moitié à l’occasion de cette élection, et d’accompagner ses nouveaux membres. A la tête de la cinquième branche de la Sécurité sociale, c’est aussi du bon fonctionnement du paritarisme qu’elle sera la garante, puisque le Conseil d’administration regroupe administrateurs représentants les syndicats, le patronat et l’Etat, entourés de spécialistes qualifiés.
Un rôle aux multiples facettes
Patricia Bocciarelli, en tant que présidente, surplombera et orientera les débats et les travaux. Pas question cependant d’instiller et faire vivre ici l’expression de l’esprit FO. Ce sera le rôle de Florent Garcia, le secrétaire général de l’UD de l’Indre, qui siégera en tant qu’administrateur FO au Conseil d’administration pour porter les positions, revendications et valeurs de notre organisation. La présidence de la CNAV n’est pas pour autant un rôle muet. C’est dans d’autres cénacles que Patricia insufflera la parole FO. « L’Elysée, Matignon et les ministères seront autant d’interlocuteurs auprès desquels nous défendrons notre approche du modèle de la sécurité sociale et notre action réformiste », révèle la nouvelle présidente de la CNAV. Un rôle qu’elle tiendra aussi face aux échelons départementaux et régionaux de la CNAV, sans oublier la sphère internationale, lors des rencontres avec ses homologues étrangers.
Pour les salariés de la CNAV, pour les retraités
Autre aspect, souvent méconnu, de sa fonction : celui d’orienter les grandes délibérations qui détermineront le fonctionnement concret de la CNAV et l’exécution de ses missions. A commencer par celui de ses moyens humains. On l’oublie mais la CNAV, bien que fonctionnant sous forte tutelle de l’Etat, relève du droit privé. Ce qui avait conduit l’ancien président de l’organisme, Eric Blachon, secrétaire général de l’UD de la Loire, à batailler âprement– avec succès ! – contre un projet de suppression de 400 postes sur les quelque 15 000 salariés que compte la structure, lors des discussions sur la convention d'objectifs et de gestion (COG) avec l'État. Négocier la nouvelle mouture de cette COG sera d’ailleurs l’un des premiers chantiers de Patricia Bocciarelli à la tête de la CNAV, dans les prochaines semaines. Elle aura à cœur de poursuivre l’action de son prédécesseur. « Par vocation, FO défend l’emploi, rappelle-t-elle, mais la présidence de la CNAV suppose aussi d’anticiper les besoins de l’organisme pour remplir efficacement ses missions au service des administrés. En ce domaine, vu les effets des réformes successives des retraites en termes d’activité pour la CNAV, il n’est pas à exclure qu’il faille embaucher pour maintenir la qualité et la proximité de service qui doit être la nôtre. » Avec cette nouvelle présidence FO, retraités et salariés de la CNAV peuvent être rassurés : leurs intérêts seront bien défendus !



