La Fédération Industria eta Eraikuntza (Industrie et Construction, qui inclut notamment la métallurgie) de la Confédération syndicale basque ELA a tenu son congrès le 27 novembre 2025 à Barañáin (Espagne, dans la banlieue de Pampelune). Stéphane Martegoute y représentait notre organisation, qui a entretient de longue date de forts liens avec ses amis basques.
Réunissant 400 délégués qui représentaient près de 39 000 affiliés, le congrès d’Industria eta Eraikuntza qui se tenait fin novembre a été une réussite. Rassemblés sous le mot d’ordre « Langileekin eraldatu » (Transformer avec les travailleurs), ce grand rendez-vous ne devait pas seulement définir les orientations politiques et stratégiques qui seront autant de lignes de lutte de la fédération pour les prochaines années, mais aussi renforcer la cohésion interne de l’organisation interne et faire le bilan de la mandature qui s’achevait. A cet égard, la cohérence et la continuité se sont imposées dans tous les domaines.
Face à un contexte économique, industriel et social difficile, les métallos basques ont toujours donné la priorité à la négociation, mais n’ont pas hésité à mobiliser chaque fois que nécessaire. Conséquence : ils ont participé à près de 250 mouvements de grève, qui ont été « un levier pour améliorer des conditions de travail et peser dans les négociations sectorielles ». Dans les orientations adoptées, le congrès a mis en avant la nécessité de poursuivre les mobilisations contre les conditions de travail injustes, les restructurations d’entreprises ou les attaques aux droits des travailleurs. Pour penser et construire demain, les métallos basques ont une nouvelle fois fait le choix de consolider également la négociation collective, qui leur a permis ces dernières années de signer de nombreux accords favorables aux salariés. Derrière, les congressistes ont pu se féliciter d’un nombre d’adhérents en augmentation, preuve d’une syndicalisation efficace et vitale pour l’avenir de l’organisation.
Les points communs avec FO Métaux ne s’arrêtent pas là. Le congrès a aussi souligné, comme la fédération l’a fait avec constance ces dernières années, que le Pays basque manque d’une véritable politique industrielle tournée vers l’emploi de qualité et a critiqué les orientations qu’il juge trop axées sur certains secteurs ou stratégies non durables. La feuille de route adoptée à l’issue du congrès a d’ailleurs mis l’accent sur la nécessité de transformer l’industrie basque avec des emplois dignes pour une vraie transition écologique et sociale dans l’industrie et la métallurgie. Les congressistes ont aussi rappelé qu’ils entendaient bien continuer à se battre pour une meilleure égalité des genres et lutter plus fortement contre toutes les discriminations.
La direction de la fédération proposait de reconduire Unai Martínez comme secrétaire général de la fédération. Sa réélection a illustré une continuité dans le leadership et dans l’orientation syndicale définie et suivie avec constance par l’organisation.