USM des Alpes-Maritimes et Métaux de Nice : se développer malgré les difficultés

Rédigé le 09/01/2026


Les métallos FO des Alpes-Maritimes se sont retrouvés le 19 novembre à Nice pour l’assemblée générale de leur USM et celle du syndicat des Métaux de Nice et sa région. Rassemblés autour de leur secrétaire Philippe Ciccione (également membre de la CA fédérale et formateur fédéral), en présence du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Valentin Rodriguez, des secrétaires fédéraux Gérard Ciannarella et Bruno Reynès, ainsi que du secrétaire général de l’UD06 Franck Hausner, ils se sont penchés sur le rapport d’activité avant de tourner les yeux vers 2026.

La vie d’une USM, c’est avant tout celle de ses syndicats. C’est donc autour d’eux que Philippe Ciccione, secrétaire de l’USM des Alpes-Maritimes et des Métaux de Nice, avait bâti son rapport d’activité, présenté lors des assemblées générales du 19 novembre. Chez Schneider, à Carros, les adhérents continuent d’affluer et FO s’alarme du mauvais signal qu’envoie la fonte des effectifs intérimaires. Du côté de Thales Alenia Space, où FO est majoritaire depuis 40 ans, le carnet de commandes déborde après plusieurs années difficiles, mais tous les regards sont rivés vers le projet de fusion avec Leonardo et Airbus pour devenir un nouveau géant du spatial. Aux Métaux de Nice, notre organisation fait souvent plus que tenir son rang là où sont implantées ses sections syndicales, comme chez Tournaire, Legrand ou STMicroelectronics, où la syndicalisation progresse, de même que les résultats électoraux. Néanmoins, les difficultés économiques rencontrées par certaines implantations freinent parfois les efforts de développement, tant les équipes syndicales sont mobilisées exclusivement à la recherche de solutions pour les salariés et les entreprises, notamment dans les services de l’automobile. Les métallos FO niçois sont également très présents aux côtés des salariés de Tordo Belgrano et TB Industrie, qui affrontent un PSE concernant trois établissements, et qui devrait laisser 90 d’entre eux sur le carreau. Les données récoltées lors des réunions de la Commission paritaire régionale de l'emploi et de la formation professionnelle (CPREFP) n’ont d’ailleurs pas été rassurantes ; Philippe Ciccione a notamment déploré une hausse du nombre de projets de licenciements dans les sites de plus de 10 salariés.

Derrière tout le travail mené sur le terrain par les équipes se profilent aussi les élections professionnelles dès 2026 pour certaines implantations, comme chez Schneider et Thales Alenia Space. Inscrivant pleinement leurs efforts dans le cadre du plan de développement fédéral AGIR, les métallos azuréens ont su recourir régulièrement à la formation fédérale et entendent bien la mettre davantage à profit pour le cycle qui s’ouvre.

Après l’intervention de Franck Hausner sur la situation du département et la conférence sociale (et qui s’est aussi félicité des bons rapports entre l’UD et la métallurgie), Gérard Ciannarella a pris la parole pour évoquer le rôle des USM ainsi que l’apport incontournable de la formation fédérale pour un militantisme aussi éclairé qu’efficace. Bruno Reynès a pris la suite pour parler du collège cadres et de son importance pour notre représentativité mais aussi pour représenter toujours plus fidèlement l’ensemble des salariés de l’industrie. Valentin Rodriguez a refermé l’assemblée générale avec une prise de parole qui a permis d’aborder de nombreux sujets. Il est notamment revenu sur le projet de budget 2026 en discussion à l’Assemblée nationale, s’inquiétant de l’impact de certaines mesures et déplorant le fort coût de l’instabilité politique pour l’industrie et ses salariés. Il n’a pas caché que de nombreux secteurs industriels étaient à la peine, rappelant les interventions et revendications de notre Fédération, en particulier sur l’électrification de l’automobile ou la demande d’un moratoire sur la décarbonation pour sauver la sidérurgie. Il a également fait le point sur l’agenda des négociations avec l’UIMM et l’avancée des échanges sur l’épargne salariale et le handicap. Enfin, il a rappelé les objectifs de développement syndical fixés par le plan fédéral AGIR, se disant confiant dans la capacité des métallos à relever le gant pour faire grandir notre organisation.