D’après une récente étude de Malakoff Humanis, le taux d’absentéisme au travail augmente de façon structurelle depuis 2019 : il est monté à 4,5% en 2025 contre 3,4% six ans plus tôt. Ce taux n’est jamais repassé en dessous de 4% depuis la crise du Covid. Dans le privé, un salarié sur trois a été arrêté au moins une fois au cours de l’année écoulée. Ce phénomène concerne un nombre croissant de jeunes actifs. Si les plus âgés ont des arrêts de travail moins fréquents mais plus longs, les moins de 30 ans sont davantage arrêtés pour des durées plus courtes : 21% d’entre eux ont été arrêtés au moins deux fois dans l’année (17,5% trois fois ou plus), soit davantage que les autres classes d’âge. Autre catégorie professionnelle particulièrement concernée par cette hausse : les cadres. Si leur taux d’absentéisme est globalement deux fois moins élevé que les non-cadres, il n’en est pas moins en forte progression, passant de 3,9% en 2019 à 4,8% en 2025, soit une hausse de 35,2%, avec une durée des arrêts qui augmente elle aussi (20,2 jours en 2025 contre 16,4 jours en 2019). Les cadres de moins de 30 ans sont les plus frappés.
Les jeunes salariés interrogés pour cette étude citent parmi les principales causes de ces arrêts la pénibilité de certains emplois et la dégradation de la santé mentale. FO Métaux n’a de cesse de tirer la sonnette d’alarme sur cette situation préoccupante : les troubles de la santé mentale, les dépressions et les burn-out représentent 37,8% du total des arrêts contre 30,3% en 2019, ce qui en fait la première cause. Cette progression fait écho aux nombreuses alertes remontées par nos militants. Dans la métallurgie, les équipes FO agissent au quotidien à travers le dialogue social pour accompagner les salariés en détresse et améliorer la qualité de vie dans les entreprises. Au sein de la Fédération, le groupe GRHSS, animé par la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz, mène aussi un travail constant sur les questions de santé, de sécurité et de conditions de travail. L’objectif est d’identifier les risques en amont, de partager les bonnes pratiques et d’accompagner nos équipes syndicales sur ces sujets. Il est essentiel que les salariés en souffrance ne restent pas isolés et se rapprochent de leurs représentants FO qui les aideront à trouver des solutions. Dès les premiers signes !