Constellium Issoire : une philosophie électorale

Rédigé le 08/06/2026


 

Les métallos FO de Constellium Issoire (Puy-de-Dôme) se sont retrouvés le 29 mai en marge d’une session de formation pour faire le point sur l’échéance électorale de la rentrée de septembre. Autour du secrétaire du syndicat Alain Baudelot, en présence du secrétaire fédéral Paul Ribeiro et de la secrétaire générale de l’UD63 Pascale Guyot, ils sont revenus sur des objectifs loin d’être cantonnés à une série de chiffres.

Qu’est-ce qu’un CSE et que sont ses commissions ? Quelles missions remplissent-ils ? Que font les « délégués », ceux qui représentent et défendent le personnel ? A quoi sert un bureau syndical ? Si l’on ne peut pas répondre à ces questions, comment comprendre l’importance des élections professionnelles et se mobiliser pour les remporter ? Lors de leur réunion du 29 mai sur le sujet, les métallos FO de Constellium Issoire se sont attachés à prendre du recul sur la compétition électorale permanente à laquelle ils sont contraints. Certes, l’objectif pour septembre prochain est connu et partagé : reprendre le CSE et retrouver la première place dans l’entreprise. En ce sens, les échanges ont porté sur la constitution des listes, la stratégie de campagne, les manières de mobiliser adhérents et militants, sympathisants et collègues pour y parvenir. « Mais ce n’est là qu’un moyen, et non une fin », a rappelé Paul Ribeiro en revenant sur la philosophie qui doit animer les équipes de terrain.

Avec un paysage autour duquel s’article le CSE, ses 21 élus et autant de suppléants qui, avec les délégués, forment le cœur de l’action syndicale, la représentativité conditionne les moyens, notamment humains, de l’action. Être numéro 1, ce n’est pas seulement peser et pouvoir négocier le meilleur pour les salariés, c’est aussi plus de femmes et d’hommes pour faire connaître les analyses, les propositions et les revendications de notre organisation. C’est davantage d’oreilles pour entendre et faire entendre les remontées du terrain sur les conditions de travail, de sécurité, de rémunération et plus largement d’existence des salariés pour obtenir derrière des améliorations concrètes mais surtout en phase avec leurs attentes. C’est aussi plus de bras pour ensuite aider dans le département à développer notre organisation en lien avec l’USM, l’UD et les UL. « Pour être à la hauteur de ces ambitions, il faut au préalable boucler nos listes », a martelé le secrétaire fédéral en rappelant une équation aussi simple qu’imparable : sans candidat, pas de voix, donc pas de moyens ni, en conséquence, de rapport de force et, finalement de résultats. Militer, a-t-il ajouté, c’est aussi s’engager avec et pour les autres et soi-même, vivre de belles aventures humaines, empreintes de solidarité et d’amitié, contribuer à un effort collectif pour nourrir le dialogue social, défendre les intérêts des salariés, refuser de subir les éléments qui déterminent la vie au travail pour choisir de l’améliorer ! Au terme de ce moment aussi studieux que convivial, nul doute chez Constellium que ces impératifs sont parfaitement intégrés par des métallos FO plus que déterminés à faire la différence en septembre