Face aux incertitudes qui pèsent sur l’avenir des sites Schneider Electric en France, les représentants FO se sont mobilisés à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne) ce 28 avril pour demander des comptes à leur direction, ce site étant en « sous-activité » inquiétante depuis la dernière transformation industrielle de 2024. Des métallos FO venus de toute la France étaient là en soutien, et peut-être en prélude à de futures actions plus importantes.
Une mobilisation qui en annonce d’autres ? C’est bien ce que laissent entendre les métallos FO de Schneider Electric au lendemain de leur initiative du 28 avril à Chasseneuil–du-Poitou (Vienne). Ils étaient près de 120 représentants FO à être venus de Charente, de Normandie et de Bourgogne pour soutenir les 140 salariés du site et l’équipe FO, à laquelle ils ont accordé massivement leur confiance (86 % des voix !) lors des dernières élections professionnelles. L’objectif de l’opération ? Obtenir une réponse claire de la direction sur l’avenir de l’industrie Schneider en France, en commençant par redynamiser le site de Chasseneuil-du-Poitou.
Si aucune fermeture n’a été officiellement annoncée concernant le site de Chasseneuil-du-Poitou, l’ambiance n’y est pas au beau fixe et les salariés sont à la peine. Face à un manque total de visibilité, ils ont besoin de réponses claires. Les métallos FO ont donc, lors d’une déclaration à leur CSE le matin-même, demandé à la direction de présenter son projet de réorganisation de l’outil industriel en France et Europe, en avançant quelques opportunités de développement. Pour le coordinateur FO Schneider Electric, Emmanuel Da Cruz, venu apporter son soutien à l’équipe syndicale avec la centaine de métallos qui avait fait le déplacement, « cette mobilisation est le reflet d’une inquiétude partagée par tous les salariés de France, mais aussi l’expression d’une solidarité et d’une identité collective qui illustre un message clair : nous nous battrons tous ensemble pour les sites et les emplois. »
Le groupe, spécialisé dans les technologies de l’énergie, compte aujourd’hui vingt-cinq usines dans l’Hexagone, dans lesquelles œuvrent 14 500 salariés. Aujourd’hui, quatre sites du groupe concentrent les appréhensions de notre organisation : Libourne, Chasseneuil-du-Poitou, Soultz et L’Isle-d’Abeau. La colère a monté d’un cran après une annonce faite par la direction générale de Schneider Electric Europe lors d’un récent comité européen : celle de la fermeture d’une usine au Danemark. Derrière, les activités industrielles concernées ont ensuite été redistribuées ailleurs en Europe, sans bénéficier à la France.... Autant dire qu’il va falloir beaucoup de transparence pour rassurer les salariés et les métallos FO, qui anticipent une potentielle dégradation et se tiennent d’ores et déjà prêts à lancer des actions plus importantes.