FO Métaux a signé l’accord du 31 mars 2026 relatif à l’emploi des personnes en situation de handicap dans la métallurgie, parce qu’il contient des avancées concrètes pour les salariés et qu’il fixe un cap collectif pour la branche.
Cet accord vise un taux d’emploi direct de 5% à l’horizon 2032, contre 4,5% en 2024. C’est un objectif utile, mais pour FO Métaux, l’essentiel reste la réalité du terrain. Entre les grandes entreprises, qui atteignent déjà ou dépassent parfois les 6%, et les plus petites structures, où les résultats restent plus faibles, on voit bien que tout dépendra des moyens réellement mis en œuvre.
Pour FO Métaux, il ne suffit pas d’afficher une ambition. Il faut des actions concrètes dans les entreprises, au plus près des salariés. C’est pourquoi nous considérons que cet accord va dans le bon sens : il ne parle pas seulement de recrutement, mais aussi d’orientation, de formation, de reconversion et surtout de maintien dans l’emploi.
Plusieurs mesures méritent d’être soulignées. La branche prévoit de mieux faire connaître ses métiers aux acteurs de l’orientation et de l’emploi, de diffuser plus largement les offres, de favoriser le partage des bonnes pratiques et de renforcer les partenariats avec les acteurs spécialisés du handicap. Elle encourage également les entreprises à examiner avec une attention particulière les demandes de télétravail lorsque celui-ci peut participer à l’aménagement du poste ou de l’organisation du travail.
FO Métaux salue aussi une mesure simple mais concrète : la possibilité, pour les salariés concernés, de bénéficier d’une autorisation d’absence rémunérée pour accomplir les démarches médicales nécessaires à une demande ou à un renouvellement de RQTH. Dans la vie réelle, ces démarches sont souvent longues, complexes et parfois décourageantes. Toute simplification utile doit donc être soutenue