Les métallos FO côte-d'oriens se sont retrouvés le 20 mars à Dijon pour une assemblée générale un peu particulière de leur USM, alors que le département s’apprête à accueillir le congrès confédéral dans quelques semaines. Réunis autour de leur secrétaire Jean-Pierre d’Oliveira (également secrétaire de l’UD21), en présence du secrétaire fédéral Eric Keller, ils ont mis l’USM en ordre de bataille.
Organiser l’accueil de près de 3 500 syndicalistes pour une semaine de congrès constitue un défi hors-normes, qu’est en train de relever l’UD de Côte-d’Or, sous la houlette d’un énergique métallo : Jean-Pierre d’Oliveira, également secrétaire de l’USM21. Afin de pouvoir se consacrer pleinement à cette mission, il a décidé de réaliser avec un peu d’avance un passage de relais anticipé de longue date. C’était tout l’objet de l’assemblée générale de l’USM, le 20 mars. En attendant le congrès de l’USM, qui se tiendra en 2027, Jean-Pierre d’Oliveira a donc transmis son mandat de secrétaire général au trésorier Laurent Baget, dont il a repris la charge, afin de rester au bureau de l’USM jusqu’à la fin de sa mission.
Il n’en a pas moins présenté son rapport d’activité, lequel, comme le rapport de trésorerie, a été adopté à l’unanimité. Le portrait du département brossé par le secrétaire de l’USM 21 était des plus encourageants, en particulier au plan syndical, avec des adhésions en hausse et des résultats électoraux d’un très bon niveau. Certains sites, comme celui de Tyco Electronic, font même face à des problèmes que d’autres leur envieraient, avec des carnets de commandes pleins, un fort niveau d’activité, et une difficulté centrée sur le recrutement. Benoit Système, spécialiste de la robotisation des fauteuils pour les personnes handicapées, affiche une belle santé, notamment grâce à l’octroi d’un véritable soutien public aux populations qui ont recours à ses produits. Chez Japy-Tech aussi, l’activité est au beau fixe et les investissements industriels attendus depuis des années sont enfin au rendez-vous. Néanmoins, la perte de 500 emplois dans le groupe Seb reste un coup dur pour les métallos, comme l’a ensuite montré le tour de table. Chez Schneider Electric, de nombreux problèmes d’approvisionnement suscitent l’inquiétude des salariés. Malgré ces disparités, la grande majorité des équipes syndicales a su mener de bonnes négociations salariales, permettant la conclusion d’accords salariaux qui défendent le pouvoir d’achat des salariés. Les efforts de l’USM, qui a négocié une valeur du point à 5,57 euros, sont venus compléter ce travail, qui permet à FO de rester sans conteste le syndicat de la fiche de paie.
Le secrétaire fédéral Eric Keller a salué ce bon travail syndical et l’engagement des métallos FO du département pour la défense de l’industrie et de ses salariés. Rappelant la nécessité de poursuivre les efforts en faveur du développement syndical, il a souligné la nécessité de les inscrire dans le cadre du plan fédéral AGIR, dans lequel les USM sont au premier plan. Il est ensuite revenu sur les récentes négociations menées par la Fédération au plan national et sur les accords auxquelles elles ont abouti, sur les minima salariaux, l’épargne salariale et le handicap. Il a conclu en invitant les métallos à participer nombreux au congrès confédéral de Dijon, du 20 au 24 avril prochain.