Les métallos FO savoyards se sont retrouvés le 5 mars à Chambéry pour le congrès de leur USM. Rassemblés autour de leur secrétaire Mickaël Colavitto, en présence des secrétaires fédéraux Nathalie Capart et Gérard Ciannarella, ainsi que du secrétaire général de l’UD 73 Pierre Didio, ils sont revenus sur le bilan de la mandature pour ensuite mieux se tourner vers l’avenir.
Multiples permanences, négociations au niveau territorial, mobilisations, présence dans les entreprises, accompagnement juridique, sans oublier l’ouverture d’une négociation sur des « mesures urgentes » dans le secteur de la métallurgie : l’USM de Savoie n’a pas eu un moment de répit en 2025. Le rapport d’activité présenté par Mickael Colavitto lors du congrès du 5 mars a témoigné d’un travail de terrain conséquent de la part de l’équipe syndicale. Il a également montré l’importance de l’action de FO. Composée essentiellement de PME, la métallurgie en Savoir compte un peu moins de 500 entreprises, surtout dans les domaines des produits métalliques, de la réparation-installation, de la fabrication de machines et équipements, ainsi que de la fonderie. Si le sort de l’emploi s’y avère meilleur que sur le reste du territoire national et que certains métiers y sont en tension (montage mécanique, l’usinage, la chaudronnerie, la robotisation et l’ajustage), tous les secteurs font face à un contexte économique dégradé. La pénurie de compétences n’est pas le seul péril qui menace l’industrie en Savoie ; la baisse des carnets de commandes, une concurrence accrue et l’augmentation des coûts de l’énergie prennent parfois les entreprises à la gorge. Derrière les difficultés conjoncturelles, elles ont également à relever les défis de la robotisation, de l’automatisation et de la transition technologique, qui imposent des évolutions rapides. Pour répondre à cette situation, les métallos FO ont notamment négocié et signé l’accord territorial du 14 avril 2025 pour des mesures urgentes, qui vise à maintenir l’emploi et accompagner les périodes de sous-activité par la formation. Il s’adresse en priorité aux PME/TPE de la métallurgie savoyarde et s’inscrit dans l’article 88 de l’accord national du 8 novembre 2019. L’USM a aussi négocié la valeur du point d’ancienneté à un très bon niveau, permettant de le fixer à 5,56 euros.
Ne pas relâcher l’effort
Pour les mois à venir, l’équipe syndicale s’est fixé plusieurs priorités, dans la continuité des actions menées en 2025. Ainsi, la poursuite du travail de développement et de syndicalisation mobilisera toutes les énergies. A cet égard, l’ambition de créer de nouvelles implantations est plus forte que jamais. Pour y parvenir, les métallos FO savoyards vont continuer de miser sur la formation, tant avec la Fédération qu’avec l’UD, et porteront un soin particulier à l’accompagnement des jeunes. Le suivi de l’accord sur les mesures urgentes figurera, lui aussi, parmi les dossiers qui susciteront la vigilance de l’USM73, a conclu Mickael Colavitto.
Pierre Didio a salué la bonne entente avec les métallos FO et leur implication dans la vie de l’organisation, rappelant aussi la tenue du congrès confédéral en avril à Dijon. Le secrétaire fédéral Gérard Ciannarella a ensuite pris la parole pour revenir sur le rôle des USM au sein de notre organisation. Prolongeant le propos sur la question du développement syndical, il a mis en avant le plan fédéral AGIR, au sein duquel les USM sont en première ligne. Il a également souligné la nécessité de recourir au dispositif fédéral de formation pour un militantisme efficace et éclairé. Nathalie Capart a refermé les travaux du congrès par un point sur l’actualité nationale de notre Fédération. Les récentes négociations avec l’UIMM, qui ont abouti à la signature d’accords sur les minima salariaux ainsi que sur l’épargne salariale, ont été au cœur de son intervention. Déplorant les difficultés que connaissent aujourd’hui l’industrie et ses salariés, elle a affirmé avec force sa confiance dans les capacités de notre organisation à les défendre et sa conviction que l’action syndicale est la meilleure voie pour rendre à la métallurgie toute sa place dans notre pays.